Huit ans à bâtir des prisons dorées.
Avant Sovrium, j’ai été référencé comme l’un des premiers experts Zapier de France, un logiciel d’automatisation pour connecter d’autres logiciels entre eux. Il fait partie des outils de la famille « No Code », une catégorie d’outils qui permet à quelqu’un n’ayant pas d’expérience en programmation de construire ses propres outils en configurant des interfaces visuelles.
Ce référencement m’a permis de bâtir une première société, nommée Essentiel, qui proposait un service d’automatisation des processus et de développement d’outils internes sur mesure, spécifiques aux besoins métier de mes clients.
Venant du développement, j’ai pu mettre les mains dans le cambouis et pousser les outils No Code à leur maximum, complétant ce qu’ils étaient incapables de faire avec du vrai code et des applications dédiées. L’usage des deux s’appelle le Low Code. Je suis alors devenu spécialiste d’autres outils comme Airtable, Retool, Webflow, Notion, Apify… en plus de développer des backends et des API en JavaScript.
J’ai toujours livré ce que mes clients demandaient. C’est ce qui rend la suite gênante à écrire.
Pourtant, des frustrations, j’en ai rencontré.
Même en utilisant ces outils No Code avec la rigueur d’un ingénieur débrouillard et pragmatique, on touche assez vite à leurs limites :
difficile de ne pas créer d’usines à gaz sur des systèmes aux règles métier complexes
la collaboration sur l’édition dans le temps de ces systèmes est difficile, car ils ne sont pas faits pour cela
on n’est jamais à l’abri d’une brique qui, lors d’une mise à jour spontanée, casse tout un système
parfois les systèmes fonctionnent si bien que la seule limite, ce sont les performances, les coûts et les limites techniques arbitraires de ces outils
on sent assez vite que l’outil est avant tout fait pour que tu paies avant de régler ton problème, et pour que tu restes dessus, créant une nouvelle dépendance
J’ai dû réécrire en urgence un système équivalent sur des applications dédiées pour plusieurs de mes clients, dont une grosse partie de l’opérationnel métier reposait sur les API que j’avais construites avec Autocode.
Je ne te cache pas que je m’en serais bien passé. Et la prise de conscience de ma dépendance aux outils que j’utilisais, de la fragilité des prisons dorées, a commencé à s’imposer.
La roue, réinventée client après client.
Puis une question s’est mise à revenir, chantier après chantier.
Je me suis vite rendu compte, en travaillant sur de multiples outils et de multiples besoins, que je réinventais la roue une bonne partie du temps. La configuration d’un système d’information Low Code pour un client devait être refaite à la main pour un autre client, même si 50 % des fonctionnalités étaient similaires.
Comment réutiliser facilement chez d’autres clients ce que j’avais déjà configuré ? Sur quel modèle de configuration, et surtout sur quels logiciels ?
La piste que j’ai suivie : séparer le métier de l’infrastructure. C’est le principe qui fonde Sovrium aujourd’hui.
J’ai donc commencé à chercher à conceptualiser des configurations de systèmes d’information pour Zapier et Airtable : trop complexe, pas idéal, et je restais dans des prisons dorées.
J’ai alors testé de basculer sur des alternatives open source, telles que n8n et Baserow : plus de liberté et de contrôle, mais beaucoup plus de complexité technique à mettre en place et à maintenir.
Toujours pas convaincu, je me suis autorisé à penser grand : quelle serait la technologie idéale pour concevoir de nouveaux systèmes d’information répondant à l’ensemble des problèmes que j’avais rencontrés ?
J’ai construit Sovrium d’abord pour moi. J’en suis le premier client, et je fais tourner ma propre entreprise dessus. Et je vais être honnête, parce que tu dois le savoir avant de me faire confiance : aujourd’hui, l’équipe, c’est une personne. C’est exactement pour ça que le moteur est gratuit et que le code me survivra. Ta souveraineté ne repose sur la santé de personne.
Thomas
Fondateur, Sovrium
1er août 2026
Si c’est le monde que tu veux aussi, parlons-nous.
Sovrium : The Journey, c’est là que Thomas, notre fondateur, partage régulièrement l’évolution de l’entreprise. Embarque avec nous.
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